L’amitié entre vos employés vous rend 10% plus productif

Valeur

L’amitié au travail peut être un formidable moyen pour motiver, voire améliorer le taux rétention des employés. En effet, selon une étude LinkedIn, 46% des employés ayant des relations amicales au travail seraient plus heureux. En considérant que le bonheur au travail encourage à la productivité, 43% des employés déclarant avoir un «ami» sur leur lieu de travail seraient plus productif selon un sondage Gallup. Mais que signifie l’amitié au travail ? Et surtout, comment l’encourage-t-on ? Voici quelques éléments de réponses…

 

Des amitiés professionnelles

 

Si des affinités se forment sur une sympathie réciproque, sur une complicité ou sur des intérêts et loisirs en commun, elles ne sont pas forcément synonyme d’amitié comme on l’entend hors du cadre professionnel. Les affinités au travail sont régies par des règles écrites et non écrites qui proscrivent certaines conduites. Impossible de discuter des heures durant dans les couloirs, du moins officiellement…

D’après Christine M. Riordan, les amitiés professionnelles ressemblent davantage à de la «camaraderie». La camaraderie se fonde certes sur des affinités, mais également sur un respect mutuel, une identité et un objectif en commun. Les effets de cette camaraderie au travail sont impressionnants. Selon une étude anglaise, elle permettrait à l’employé moyen d’être 10% plus productif. Un sondage Gallup va plus loin, mesurant que l’amitié au travail accroît considérablement l’engagement (51%) et la rétention (75%) du personnel.

 

Être amical, mais pas être un ami

 

Comme le résume Evan Thomson, un gestionnaire d’équipe doit se montrer amical avec les employés et développer l’esprit de camaraderie, mais doit se retenir de devenir leur ami. Celui-ci invoque plusieurs raisons négatives à l’amitié entre employeur et employés, dont :

  • la perception de favoritisme parmi les autres employés;
  • l’irrationalité des décisions du gestionnaire;
  • la création d’attentes qui outrepassent le cadre professionnel;
  • des relations de travail qui ne se basent plus sur des résultats;
  • l’impossibilité d’émettre des critiques et/ou d’appliquer des sanctions équilibrées;
  • la division de l’équipe en plusieurs groupes d’affinités.

Pour éviter ces inconvénients, Merge Gupta-Sunderji écrit qu’il faut clarifier la relation hiérarchique, faisant ainsi comprendre aux employés qu’être amical à leur égard n’enlève pas au gestionnaire ses obligations professionnelles.

 

Encourager la camaraderie

 

Il est peut être difficile de créer cette camaraderie de toute pièce, par contre plusieurs initiatives sauront l’encourager.

 

1- Créer un « espace » à la camaraderie

Parfois, les employés se sentent isolés car il n’existe pas d’espace afin qu’ils développent leurs affinités. À ce titre, les aires ouvertes de travail ne sont pas nécessairement un remède contre l’isolement. Selon François Normandin, elles auraient des effets pervers, faute du peu d’intimité, du contrôle permanent et du bruit ambiant qui brident les individus dans leur créativité, dans leur productivité, voire même dans leur faculté à créer du lien. Il faut aux employés un espace pour eux.

C’est pourquoi, dans un article précédent, nous vous convions d’installer une machine à café. Une autre pratique – plus présente dans les grandes entreprises américaines – est de faciliter la création de «groupes ressources» qui se réunissent selon des traits ou des intérêts communs comme l’âge, le genre, l’ethnie, l’orientation sexuelle, les loisirs, etc. Ces groupes ressources peuvent influencer l’attraction des candidats, surtout ceux de la génération Y constituant un véritable choix pour 70% des 18-24 ans et pour 52% des 25-34 ans. Au Québec, une autre solution qui se fait fréquemment est de réunir les employés autour d’une équipe sportive : soccer, hockey, football et bien d’autres.

 

2- Multiplier des moments conviviaux

Le «party» de Noël ne doit pas être le seul moment de l’année durant lequel les employés se parlent librement. Il est important de multiplier les moments conviviaux. Selon l’agence Euro Projects, ces moments doivent célébrer des accomplissements d’équipe, mais être aussi suffisamment récurrents et identificateurs pour faire la promotion des valeurs de l’entreprise. Ainsi, il se formera un esprit de corps grâce auquel les valeurs et la culture d’entreprise sont partagées.

 

3- Développer les affinités

Que ce soit par un espace dédié aux employés ou en multipliant les moments conviviaux, le gestionnaire d’équipe doit faciliter le développement des affinités. Le gestionnaire d’équipe peut  jouer un rôle aussi discret que primordial pour délier les langues et permettre que les employés se rencontrent sur des affinités communes. Dans un article, Caroline Rodgers donne des conseils pratiques comme instaurer un babillard, défendre une cause ou faire du bénévolat, partager des recettes, célébrer les fêtes des uns et des autres, etc. Bref, animer une équipe en lui parlant d’autre chose que du travail (et en espérant qu’elle parle d’autre chose à son tour).

 

Conclusion

 

Dans cet article, le plus difficile à mesurer est probablement les affinités entre les différents employés. S’il est de la responsabilité du gestionnaire de bien connaître son équipe, les loisirs et les activités des uns et des autres peuvent lui échapper. Une fois de plus, les amitiés sont avant tout professionnelles, et il est parfois difficile de libérer la parole quoi que des espaces, des moments et des initiatives y encouragent. C’est pourquoi, ComparJobs intervient en amont – c’est-à-dire dans le processus de recrutement – en mesurant précisément l’affinité des candidats avec votre équipe. S’ils partagent avec votre équipe des valeurs et des affinités, ils s’intégreront mieux et plus vite à celle-ci.

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