L’absentéisme, un défi pour les gestionnaires

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De ces petits retards qui s’accumulent à des journées entières perdues, l’absentéisme peut coûter cher à une entreprise. Dans ce blogue, nous allons éclaircir ce phénomène et le défi auquel se confronte bon nombre de gestionnaires.

 

L’absentéisme coûte cher à l’économie

Selon une étude menée par le Conference Board du Canada, l’absentéisme aurait coûté plus de 16 milliards à l’économie canadienne en 2012, sans parler des coûts indirects liés à la désorganisation du travail et ces incidences sur la production.

Si la moyenne québécoise serait de 10,8 jours par employé, seules 46 % des entreprises effectueraient un suivi des absences.

Pourtant, les causes de l’absentéisme sont connues. Une étude de Towers Watson a permis d’en isoler plusieurs :

  • Le stress au travail face aux attentes de l’employeur.
  • Une faible rémunération et/ou l’impossibilité de progresser dans sa carrière.
  • Le manque de soutien du superviseur.
  • Une charge de travail excessive.
  • Le manque d’enthousiasme face aux orientations.
  • La mauvaise ambiance dans l’entreprise.
  • Le manque d’équipements ou d’outils pour effectuer son travail.

Dans les PME, l’absentéisme est un véritable fléau dans la mesure où les absents ne sont pas remplacés et créent une surcharge de travail supplémentaire pour les présents, elle-même génératrice d’absentéisme. C’est donc un cercle vicieux qu’il faut briser.

 

Un défi pour les gestionnaires

Pour faire face à ce défi, le Ministère de l’Économie du Québec recommande plusieurs mesures applicables en entreprise, dont :

  • Offrir des services de santé en entreprise.
  • Avoir des politiques de conciliation vie professionnelle/vie personnelle.
  • Encourager les saines habitudes de vie (défi santé, soutien aux activités).
  • Offrir un climat de travail respectueux de toutes et de tous.
  • Miser sur de bonnes pratiques de gestion.

Parmi ces mesures, un article pertinent de Normandin Beaudry invite les gestionnaires à repenser la productivité au travail selon la satisfaction de l’employé, notamment par des « retours progressifs et autres mesures d’allègement ». Ce que le professeur Gary Johns avalise, estimant que le gestionnaire doit davantage récompenser la présence que sanctionner l’absence.

 

Miser sur la satisfaction, une combinaison gagnante

Dans notre série « Gérer une équipe », Geneviève Jacob, de Mariline Pageau et de Pierre Albert Jean ont indiqué que l’absentéisme est un problème récurrent et qu’il est nécessaire pour tout gestionnaire de miser sur la satisfaction des employés. ComparJobs a été créé sur ce constat, et c’est pourquoi nous croyons que mesurer la satisfaction des futurs candidats peut être payant pour les employeurs.

 

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