Comment améliorer ses relations avec ses employés ?

relations

Dans un article précédent nous évoquions les raisons qui poussent les employés à quitter leur poste. Parmi celles-ci, le peu de soutien ou de rétroaction, le manque de reconnaissance, la surcharge de travail et l’inflexibilité du gestionnaire (par  exemple, face aux demandes de conciliation entre vie professionnelle et vie personnelle) appartiennent aux nombreuses causes d’un départ. Lorsqu’on questionne les employés sur les raisons qui les poussent à quitter leur emploi, ce sont près de 50% d’entre eux qui disent «fuir» leur gestionnaire selon sondage Gallup. Pour ne pas appartenir à ces patrons «toxiques», il existe plusieurs astuces :

 

1- Le bon style de gestion pour la bonne équipe

 

Selon Victor Lipman : «Les employés quittent des gestionnaires, pas des compagnies». D’après lui, le style de gestion explique bien des départs. Prenant l’exemple du micro-management, Lipman explique que ce style a tendance à créer un surinvestissement des gestionnaires et, par conséquent, un manque de motivation des employés. Si le style de gestion d’équipe peut-être responsable d’une aggravation des relations entre employés et employeurs, l’absence de modèle de gestion, des changements répétés ou une coexistence de plusieurs styles de gestion ont également des effets négatifs selon Renée Sylvestre-Williams.

L’une des solutions serait d’inclure au modèle gestion une politique de mobilité interne suffisamment flexible pour que le gestionnaire choisisse son équipe, tandis que les membres de l’équipe auraient la liberté de quitter leur gestionnaire sans pour autant quitter leur compagnie. Une étude de Futurestep va dans ce sens, démontrant que les entreprises qui facilitent cette forme de mobilité augmentent l’engagement de leur productivité de 49%, la productivité de 39% et le travail d’équipe de 39%.

 

2- Avoir une éthique professionnelle dans vos relations

 

Si la culture d’entreprise permet de créer des liens entre employés et employeurs sur des valeurs, l’éthique professionnelle les rend concrètes. Selon Vincent Lacolare, l’éthique professionnelle se définit comme «l’ensemble des règles écrites ou implicites, qui régissent en priorité les relations internes à l’organisme». Lorsqu’elle est formalisée, l’éthique professionnelle permet :

  • de diffuser les valeurs de l’entreprise telles que l’équité, le respect, la reconnaissance ou la transparence ;
  • de responsabiliser chaque acteur pour instaurer de bonnes pratiques et de prévenir les conflits ;
  • de créer des règles connues de tous afin que l’arbitrage ne semble pas injuste.

Dans un article, Gilles Marchand observe que les chartes éthiques procèdent à la fois d’une démarche top-down (descendante) et bottum-up (descendante). Autrement dit, les employés doivent pouvoir être impliqués dans tout ce qui régule les relations avec leurs patrons. L’auteur insiste par ailleurs sur la nécessaire transparence que les entreprises doivent développer, tant pour l’attribution des promotions que dans l’action des décideurs. Ajoutons un point supplémentaire : la transparence est de plus en plus exigée dans le processus de recrutement, comme le confirme Felicitas Cavagné (responsable du recrutement chez Deloitte France) pour le site Monster. Là aussi, il est question de développer une éthique professionnelle.

 

3- Recruter des employés compatibles

 

Si une ambiance agréable au travail passe par des bonnes relations entre les employés et leurs patrons, ainsi que des relations amicales entre les employés, il est parfois difficile de la susciter alors que les équipes sont d’ores et déjà constituées et que des conflits préexistent au changement de gestionnaire. C’est pourquoi, le recrutement constitue le moment idéal pour reconfigurer des équipes déjà existantes. Selon Kevin Kruse, les nouvelles recrues – employés comme gestionnaires – ont trois avantages dans la reconfiguration de l’équipe :

  • rendre minoritaires celles ou ceux qui provoquent le conflit ;
  • apporter une nouvelle vision ;
  • améliorer le travail d’équipe.

Ces trois avantages exigent que les nouvelles recrues soient à la fois complémentaires avec l’équipe en place et compatible avec celle-ci pour – justement – désamorcer d’éventuels conflits. C’est précisément là où intervient un outil comme ComparJobs, lequel permet de calculer à la fois les affinités entre collègues et la compatibilité des candidats avec les valeurs du patron. Pour connaître les unes comme les autres, le meilleur conseil selon Monster reste de faire un audit de son équipe et de sonder sa propre culture d’entreprise. Là encore, ComparJobs peut vous aider.

Pas encore convaincu(e) ? Demandez une démonstration gratuite au 1-855-521-8888.